decret Nº 65.153

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DECRET N° 65.153 DU 19 OCTOBRE 1965
portant règlement de l’inspection sanitaire et de salubrité
des produits alimentaires d’origine animale,
destinés à l’alimentation humaine
(J.O. du 26 janvier 1966 ; p. 12)
TITRE PREMIER
ETABLISSEMENTS INSPECTES, PRODUITS INSPECTES
ORGANISATION DE L’INSPECTION
Article premier. – Dans tous les établissements publics ou privés destinés :
1° à l’abattage des animaux de toutes espèces ;
2° à la préparation, à la transformation, à l’entreposage, à la conservation,
l’expédition et à la vente de tous les produits d’origine animale notamment des
viandes, abats et issues, des produits laitiers, des produits de la pêche et de tous
les produits alimentaires d’origine animale, la surveillance technique des
opérations, le contrôle de la salubrité des locaux, le contrôle sanitaire des
animaux, l’inspection sanitaire et de salubrité de tous les produits sont
obligatoires, lorsque réside, dans l’agglomération où se trouve l’abattoir ou l’aire
d’abattage en tenant lieu, l’un des fonctionnaires énumérés à l’article 3 cidessous.
Article 2. – Dans tous les établissements visés à l’article précédent du présent
règlement, il est institué un service de surveillance technique, de contrôle
sanitaire et d’inspection sanitaire et de salubrité. La création où la réouverture de
tels établissements sont soumises à l’autorisation préalable des maires ou des
présidents de communes rurales, sur avis conforme du directeur du Service de
l’élevage, des pêches maritimes et des industries animales.
Article 3. – Ce service ne peut être assuré que par un docteur-vétérinaire,
fonctionnaire du Service de l’élevage, des pêches maritimes et des industries
animales désigné par le ministre du Développement sur proposition du directeur du
Service de l’élevage, des pêches maritimes et des industries animales.
Toutefois, lorsqu’il n’est pas possible de désigner un docteur-vétérinaire, le
ministre chargé de l’Elevage, sur proposition du directeur du Service de l’élevage,
des pêches maritimes et des industries animales, peut désigner un autre agent de
ce service : assistant d’élevage ou infirmier vétérinaire, et le cas échéant un
docteur vétérinaire non fonctionnaire, à l’exclusion de toute autre personne.
TITRE II
INSPECTION DES VIANDES
Section I – INSPECTION SANITAIRE ET CONTROLE DES ANIMAUX SUR PIED
Article 4. – L’inspection sanitaire des animaux de toutes espèces destinés à être
abattus est obligatoire. Cette inspection est assurée par un agent compétent du
Service de l’élevage, des pêches maritimes et des industries animales la veille du
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jour de l’abattage en un lieu désigné par ledit agent, ou dans les conditions fixées
à l’article 3 ci-dessus, par des agents dûment désignés par le ministre chargé de
l’Élevage.
Article 5. – Tous les animaux entrés dans un abattoir pour y être abattus n’en
doivent sortir qu’abattus, à l’exception des animaux visés à l’article 7 ci-dessous.
En cas de maladie ou de suspicion de maladie, l’abattage peut être retardé ou
avancé. Lorsque la décision de retarder l’abattage a été prise, l’animal est isolé
dans un lazaret. Le séjour d’un animal dans un lazaret ne peut dépasser quarantehuit
heures.
Article 6. – Tout animal atteint ou suspect de maladie contagieuse, entré dans un
abattoir ou dans l’enceinte où se trouve l’aire d’abattage en tenant lieu, est
immédiatement séquestré et abattu dans les locaux sanitaires de l’abattoir.
Article 7. – L’abattage des femelles appartenant aux espèces bovine et cameline
est interdit.
Exception est cependant faite :
Primo, des femelles hors d’âge, stériles, impropres à la reproduction, accidentées
ou encore atteintes ou suspectes de maladies contagieuses, comme il est dit
l’article 6 ci-dessus ;
Secundo, des cas particuliers concernant les femelles des mêmes espèces, après
autorisation du Service de l’élevage.
L’abattage des femelles appartenant aux espèces ovine et caprine est autorisé.
Article 8. – L’abattage des jeunes de moins de deux ans appartenant aux espèces
bovine et cameline est interdit.
Exception est faite des cas particuliers les concernant après autorisation du Service
de l’élevage.
Article 9. – L’abattage pour la consommation humaine des animaux appartenant
aux espèces équine et asine est interdit. A titre exceptionnel, le directeur du
Service de l’élevage, des pêches maritimes et des industries animales peut en
autoriser l’abattage.
Article 10. – Si pour des motifs d’urgence, un animal est abattu hors d’un abattoir
et n’a pu être soumis à l’inspection sanitaire sur pied, la viande, les abats et les
issues de l’animal sacrifié ne peuvent être livrés à la consommation ou mis en
vente pour un usage industriel, qu’après l’examen de l’agent dûment désigné ainsi
qu’il est stipulé à l’article 3 ci-dessus. Celui-ci reste seul juge de la destination
donner à la viande, aux abats, issues et sous-produits. Sa décision est sans appel.
Section II – REGLEMENT INTERIEUR DES ABATTOIRS
Article 11. – Dans les communes pourvues d’un abattoir public, les conditions de
son exploitation seront déterminées par un acte de l’autorité municipale pris après
avis du directeur du Service de l’élevage, des pêches maritimes et des industries
animales.
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– Dans toutes les autres agglomérations, un arrêté local pris par le président de la
commune rurale, après avis du directeur du Service de l’élevage, des pêches
maritimes et des industries animales fixera les règles que les usagers seront tenus
d’observer.
– Les règlements intérieurs de tout abattoir privé autorisé doivent, pour être
valables, avoir été approuvés par le Ministre du Développement après avis du
directeur du Service de l’élevage, des pêches maritimes et des industries animales.
Article 12. – La non-observation, par les usagers, du règlement intérieur des
abattoirs publics ou privés ou le refus de se plier aux exigences du service peut
entraîner le retrait de la patente professionnelle et l’interdiction de l’accès de
l’abattoir ou de l’aire d’abattage en tenant lieu.
Section III – TAXES
Article 13. – Des arrêtés municipaux pris en application de la loi n° 60.016 du 16
janvier 1960 modifiée par la loi n° 63.017 du 1er janvier 1963 fixeront le montant
de la taxe qui sera perçue pour frais d’entretien et de surveillance dans les
abattoirs publics et pour frais de visite dans les abattoirs privés autorisés, édifiés
dans les communes urbaines et pilotes.
Article 14. – Dans les autres agglomérations, des taxes analogues pourront être
établies en application de la loi n° 60.135 du 25 juillet 1960, article 46, par
l’autorité municipale après délibération du conseil rural.
Article 15. – Les personnes physiques et morales ainsi que les collectivités
habilitées à abattre des animaux de boucherie, de charcuterie ou des volailles
doivent tenir un “livre d’abattoir”, sur lequel elles inscrivent jour par jour, dans
l’ordre chronologique des opérations, sans blanc ni rature ou interligne, le nombre
de bêtes abattues par espèces et le poids de viande nette en provenant. Les
feuillets de ce livre sont notés à l’encre indélébile. Ce livre d’abattoir doit être
présenté à l’agent inspecteur qui y appose son visa.
A la vue de ce livre, le représentant du Trésor perçoit une taxe par tête d’animal,
dite “taxe de circulation de la viande”.
Section IV – INSPECTION DES ANIMAUX ABATTUS
Article 16. – L’abattage de tout animal de boucherie en dehors d’un abattoir public
ou de l’aire d’abattage en tenant lieu est interdit dans le périmètre urbain des
agglomérations possédant un établissement de ce genre.
– Toutefois, les éleveurs et les habitants qui élèvent du petit bétail pour leur
consommation personnelle et familiale conservent la faculté d’abattre chez eux.
Cet abattage est qualifié d’abattage familial, et la viande, les abats ou les issues
en provenant ne peuvent en aucun cas être l’objet d’un commerce ou d’échange.
– Sont seuls autorisés à abattre des animaux de boucherie dans leurs abattoirs
privés les particuliers ou sociétés traitant d’importantes quantités de viande, sous
réserve que la construction desdits abattoirs ait été autorisée par le ministre
chargé de l’Elevage après avis du directeur de l’Elevage, des pêches maritimes et
des industries animales, et que les projets d’installation, ainsi que les plans des
locaux aient reçu l’approbation de ce service.
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Article 17. – Tout abattage effectué en vue de la consommation publique en
dehors des abattoirs publics ou des abattoirs privés agréés par l’Administration doit
faire l’objet d’une déclaration. La déclaration est faite au représentant de
l’Administration et à l’agent du Service de l’élevage désigné à l’article 3 ci-dessus.
Quel que soit le lieu d’abattage, aucune partie de la viande, des abats ou issues ne
peut être soustrait à l’inspection sanitaire.
Article 18. – L’inspection sanitaire et de salubrité des viandes ne peut se faire que
de jour ou dans des conditions d’éclairage artificiel fixées par les autorités
chargées du contrôle de salubrité.
Article 19. – La représentation des animaux abattus dans leur intégrité est
obligatoire au moment de la visite d’inspection. Cette visite a lieu en présence du
boucher, ou de son représentant, et avec leur assistance.
Article 20. – Après inspection, les viandes reconnues propres à la consommation
sont classées par qualités.
– Les qualités seront consignées, pour chaque espèce d’animaux, dans une annexe
au présent décret.
– A chaque qualité, sera attribuée une couleur définie à l’annexe désignée cidessus.
Article 21. – Sont interdites l’exposition, la circulation, la vente et l’utilisation
directe ou indirecte pour l’alimentation humaine des viandes ne portant pas
l’estampille du Service de l’inspection sanitaire des viandes.
Section V – VIANDES PRESENTEES SOUS EMBALLAGE
Article 22. – Les viandes présentées sous cellophane ou sous autre emballage
similaire ne peuvent comprendre que des morceaux de premier choix, débarrassés
des tendons, aponévroses, gros vaisseaux, etc. Ces morceaux sont qualifiés de
“viande parée”.
Ces morceaux de “viande parée” ainsi présentés ne doivent avoir subi aucun
traitement (hachage, passage à l’attendrisseur ou à la steack-machine) susceptible
de léser les fibres musculaires dans leur structure anatomique.
Article 23. – Les viandes présentées sous emballage, reconnues propres à la
consommation, mais ne répondant pas aux conditions exigées par l’article
précédent, seront saisies et livrées à un établissement d’utilité publique (hôpital,
école, prison, etc.).
Article 24. – Les importateurs de viande ainsi présentée, et de tous autres produits
animaux sont tenus de déclarer, au service chargé de l’inspection sanitaire et de
salubrité, tout arrivage dans les vingt-quatre heures qui précédent l’arrivée, ou en
cas de force majeure immédiatement après l’arrivée.
En cas de besoin, l’agent inspecteur pourra demander, soit à l’importateur soit au
transporteur, communication de tout document : lettre de transport ou de voiture,
récépissé des douanes, factures, etc., justifiant l’origine, la destination et les
quantités des produits animaux importés.
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Section VI – INSPECTION DES VIANDES FORAINES
Article 25. – Les viandes destinées à être réfrigérées, congelées ou transportées
fraîches hors du périmètre normalement et directement desservi par l’abattoir sont
soumises aux mêmes règles d’inspection que les viandes fraîches désignées
l’article 19 ci-dessus.
Article 26. – Les viandes destinées à être transportées sont en outre estampillées
avant leur sortie de l’abattoir, en plus du cachet de l’inspection sanitaire et de
salubrité, au moyen d’un cachet spécial portant les marques suivantes :
– nom du centre d’abattage, exportation, date de l’abattage, ex. : Nouakchott,
export, 15-6-65 ;
– ce cachet spécial est apposé une seule fois sur chacun des quartiers de la
carcasse.
Article 27. – Les transporteurs et propriétaires de viandes des espèces bovine,
ovine et caprine, fraîches ou conservées par un procédé frigorifique, doivent
présenter des animaux complets, soit entiers soit découpés par moitiés ou par
quartiers suivant les usages de la boucherie. La présentation d’une partie de ces
quartiers est autorisée à condition de constituer un lot homogène d’arrières ou
d’avants.
Article 28. – Les viandes fraîches, réfrigérées ou congelées d’animaux de boucherie
ne peuvent être transportées que si elles sont accompagnées d’un certificat
d’inspection sanitaire délivré par le Service de l’élevage, des pêches maritimes et
des industries animales attestant :
1° que ces marchandises proviennent en totalité d’animaux reconnus sains et
exempts de toute maladie au moment de l’abattage ;
2° qu’elles ne contiennent aucune substance antiseptique ;
3° qu’elles ont été préparées dans des conditions répondant à toutes les exigences
de l’hygiène alimentaire.
Article 29. – Le certificat prévu à l’article précédent du présent règlement doit
contenir toutes les conditions nécessaires à l’identification des produits et
s’appliquer sans aucun doute possible aux viandes préparées.
Il reproduit notamment les noms de l’expéditeur et du destinataire ainsi que les
marques apposées sur les emballages. Une copie est remise par l’expéditeur au
transporteur.
Article 30. – Sont soumis à l’examen de salubrité au moment de leur arrivée au
lieu de consommation les viandes et abats de toute nature transportés frais,
réfrigérés ou congelés. L’inspection ne peut s’opérer que de jour ou dans des
conditions d’éclairage artificiel fixées par les autorités chargées du contrôle de
salubrité. Les dispositions de l’article 24 du présent règlement sont applicables.
Article 31. – Les viandes ou abats transportés reconnus propres à la consommation
doivent être mis en consommation immédiate ou entreposés dans un frigorifique
aussitôt après l’inspection de salubrité à l’arrivée.
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Article 32. – Les exploitants d’entrepôts frigorifiques ou de chambres froides
destinés à la conservation de produits animaux sont tenus d’installer à l’intérieur
des chambres isolées un thermomètre enregistreur poinçonné par l’Etat et plombé,
lorsque les produits conservés sont destinés à la consommation publique.
Article 33. – Les viandes foraines estampillées reconnues propres à la
consommation, mais non conforme au présent règlement, sont consignées en
frigorifique à la disposition et aux frais de l’expéditeur.
34. Article – Les viandes foraines non estampillées, si elles sont reconnues propres
à la consommation, seront saisies au compte de l’expéditeur et distribuées au
profit des collectivités d’intérêt public.
TITRE III
MESURES REPRESSIVES, DENATURATION
Article 35. – Les viandes, abats ou issues malades, altérés, insuffisants,
répugnants, empoisonnés ou toxiques ne peuvent être vendus et livrés à la
consommation et sont saisis, dénaturés, détruits ou enfouis.
Article 36. – Les viandes et abats impropres à la consommation ou dépourvus de
qualités substantielles suffisantes sont tailladés ou dénaturés en présence de
l’agent du Service désigné à l’article 3 ci-dessus, chargé de l’inspection, avant
d’être enfouis ou détruits, le tout aux frais de leurs propriétaires.
Article 37. – Il est interdit de déterrer, de détenir en tous lieux, de vendre, de
mettre en vente les viandes, abats ou issues et d’une manière générale toute
denrée alimentaire d’origine animale, saisis ou dénaturés par le Service
d’inspection sanitaire et de salubrité.
TITRE IV
INSPECTION DES VOLAILLES ET LAPINS DOMESTIQUES
Article 38. – L’abattage familial des volailles et des lapins domestiques est autorisé
en dehors des établissements d’abattage.
Article 39. – L’abattage des volailles et des lapins destinés à entrer dans un circuit
commercial n’est autorisé que dans un établissement placé sous la surveillance
sanitaire du Service de l’élevage, des pêches maritimes et des industries animales.
Article 40. – Le contrôle sanitaire s’exerce pendant toute la durée du circuit
commercial, de l’abattage à l’étal du détaillant.
Les mesures prévues à l’article 24 du présent règlement sont applicables.
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Article 41. – Sont exclus de la consommation et saisis pour être dénaturés et
enfouis les animaux fournissant une viande insalubre ou dépourvue de qualités
substantielles.
TITRE V
INSPECTION DU GIBIER
Article 42. – La commercialisation, l’échange, le transport, la vente ou la
détention de gibier sont interdits jusqu’au 1er novembre 1968.
TITRE VI
INSPECTION DES POISSONS, CRUSTACES, MOLLUSQUES
ET AUTRES ANIMAUX AQUATIQUES OU SEMI-AQUATIQUES
Article 43. – Sont soumis au contrôle sanitaire et de salubrité à tous les stades de
la commercialisation, non seulement les poissons proprement dits, mais encore
tous les produits de la mer et d’eau douce.
Article 44. – Tout lot ou partie de lot de poissons, crustacés, mollusques ou autres
animaux aquatiques ou semi-aquatiques reconnus impropres à la consommation
sera saisi, dénaturé, détruit en enfoui.
Article 45. – Aucun colis de coquillages importés ne peut être mis en vente s’il
n’est muni de ses étiquettes de salubrité délivrées par l’Office scientifique et
technique des pêches maritimes, oblitérées à la date du départ du lieu
d’expédition.
Seront saisis et détruits les produits avariés, corrompus ou reconnus impropres à la
consommation. Il en est de même du contenu des colis démunis d’étiquette de
salubrité et des colis invendus trois jours après leur entrée dans le pays.
Article 46. – Les importateurs des produits énumérés au titre ci-dessus, à savoir,
poissons, crustacés, mollusques et autres animaux aquatiques ou semi-aquatiques
sont tenus de faire déclaration d’arrivage dans les vingt-quatre heures qui
précèdent leur entrée dans le pays, au service d’inspection, ou en cas de force
majeure, immédiatement après leur arrivée. Les mesures prévues à l’article 24 du
présent règlement sont applicables.
TITRE VII
INSPECTION DES LAITS ET PRODUITS DERIVES
Article 47. – Sont soumis au contrôle sanitaire de salubrité les laits mis en vente
provenant des espèces bovine, ovine, caprine ou cameline.
Sauf pour le lait de vache, la vente du lait doit se faire sous l’appellation “lait de
…” suivi du nom de l’espèce, ex. : lait de chèvre.
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Article 48. – Sont interdites la détention en vue de la vente, la mise en vente et la
vente de lait malpropre ou provenant d’animaux malades ou qui peut être
considéré comme impropre à la consommation en raison de souillures ou de germes
pathogènes qu’il renferme.
Article 49. – Est interdite la mise en vente de lait, de quelque espèce que ce soit,
additionné d’eau ou d’un quelconque antiseptique.
La vente des laits d’importation dits concentrés, concentrés-sucrés, pasteurisés,
stérilisés ou en poudre est autorisée à la condition expresse qu’ils satisfassent aux
normes du contrôle sanitaire et de salubrité du pays exportateur.
Article 50. – Seront saisis, dénaturés et détruits tous laits jugés insalubres ou
dangereux pour la consommation humaine.
TITRE VIII
INSPECTION DES OEUFS FRAIS OU CONSERVES
Article 51. – Les oeufs provenant d’un autre oiseau que les poules ne peuvent être
mis en vente que si sur l’étiquette, le mot “oeuf” est suivi du nom de l’oiseau dont
il provient.
Article 52. – Sont considérés comme frais les oeufs qui n’ont pas été soumis à un
procédé de conservation et qui ont été pondus depuis moins de trois jours.
Article 53. – Les oeufs conservés doivent porter sur la coquille le mention suivant le
cas “stabilisé ou conservé” ainsi que la date de la préparation qu’ils ont subie.
Article 54. – Ne peuvent être vendus sous la qualification “oeuf du jour” que les
oeufs pondus depuis moins de vingt-quatre heures.
Article 55. – Lors de l’inspection sanitaire et de salubrité sont saisis et détruits
comme impropres à la consommation, quelle que soit l’espèce d’oiseaux dont il
proviennent, tous les oeufs insalubres. Il est interdit de mettre en vente ou de
vendre de tels oeufs.
TITRE IX
PENALITES
Article 56. – Sous réserve des peines plus fortes édictées par les textes en vigueur,
les contraventions au présent décret seront punies d’une amende de 2.000 à 24.000
francs et d’un emprisonnement de un à dix jours ou de l’une de ces deux peines
seulement.
Article 57. – Sont habilités à constater par procès-verbal, directement ou sur
plainte de l’agent du Service de l’inspection sanitaire ou de l’inspection des
Finances, les infractions au présent décret :
– les commandants de cercle, chefs de subdivision ou agents spéciaux ;
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– les officiers de police judiciaire, les gendarmes et les agents de police urbaine l
où il en existe ;
– les inspecteurs financiers et les agents des Douanes ;
– tout agent dûment désigné par le ministre du Développement et assermenté.
Article 58. – Toutes les dispositions contraires au présent décret sont et demeurent
abrogées, et notamment l’arrêté général 2727-SE du 1er août 1941.
Article 59. – Le ministre du Développement est chargé de l’exécution du présent
décret.

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